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Spécial ! |
MARDI 2 FEVRIER 15h -16h30. Rencontres entre parents, futurs parents et notre sage-femme Samedi 27 février
14h - démonstration de portage de votre bébé avec l'écharpe.
- Couches lavables avec le service "Alsace Eco'services"
------------------------ LIEU
Le Grenier à la Maisonelle
20 a rue des roseaux 67400 Illkirch-Graffenstaden arrêt Roseaux bus 7
---------------------
Le cycle débutant le 17 avril
est complet
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Bienvenue sur HBN : Histoire de Bien Naître |
Histoire de Bien Naître

Nous sommes une association de parents et nous avons pour but d'œuvrer pour une naissance la plus harmonieuse possible. Avant tout, nous souhaitons que les parents puissent être pleinement responsables et acteurs dans ces moments fondateurs que sont l'attente, la naissance et l'accueil de leur enfant. Nous avons à cœur d'œuvrer pour humaniser ces temps forts et de promouvoir l'accompagnement global de la maternité. --------------------------------------- Dans le cadre des "Rencontres autour de la naissance" et pour la seconde édition,
  Nous organisons une conférence-débat
autour du thème « Quel accompagnement
pour un
accouchement physiologique ? »,
pour sensibiliser les parents, futurs parents
et professionnels à l’importance et aux conséquences de l’environnement
au moment de la naissance. Vivre la venue au monde de son enfant en toute sécurité et en toute sérénité passe par le respect de la physiologie, le respect du couple en tant qu’acteur de ce moment, le respect du processus d’attachement,etc. lien vers le site de la soirée
      
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Les 5 dernières nouvelles |
massage bébé 2009 / éà&à
- par Carolle HUBER
le 21/05/2009 @ 14:36
L'association « Histoire de Bien Naître » propose un atelier « Histoire de mains* » aux parents et leur bébé Pour enrichir le lien d’attachement entre le parent et l’enfant Pour favoriser la détente et le bien être du bébé Pour développer la conscience corporelle Pour stimuler, fortifier et réguler les systèmes circulatoires, respiratoires, musculaires et immunitaires… Carolle Huberpropose aux parents et leur enfant de 2 mois à 8 mois (env), un cycle de cinq séances d’une heure trente, les samedis de 9 h 30 à 11h Le coût du cycle est de 30€ les cinq séances et22 € pour l'adhésion à l'association 12 et 19 septembre 2009, 10 et 17 octobre et 7 novembre 2009. 21 et 28 novembre, 5 et 19 décembre et 16 janvier 2010. 30 janvier, 6 et 27 février, 4 et 20 mars 2010. 17 et 24 avril, 22 mai, 12 et 26 juin 2010. * massage détente pratiqué par les parents eux-mêmes
Renseignements et inscription préalable obligatoire .../...
L'association « Histoire de Bien Naître » propose un atelier « Histoire de mains* » aux parents et leur bébé Pour enrichir le lien d’attachement entre le parent et l’enfant Pour favoriser la détente et le bien être du bébé Pour développer la conscience corporelle Pour stimuler, fortifier et réguler les systèmes circulatoires, respiratoires, musculaires et immunitaires… Carolle Huberpropose aux parents et leur enfant de 2 mois à 8 mois (env), un cycle de cinq séances d’une heure trente, les samedis de 9 h 30 à 11h Le coût du cycle est de 30€ les cinq séances et22 € pour l'adhésion à l'association 12 et 19 septembre 2009, 10 et 17 octobre et 7 novembre 2009. 21 et 28 novembre, 5 et 19 décembre et 16 janvier 2010. 30 janvier, 6 et 27 février, 4 et 20 mars 2010. 17 et 24 avril, 22 mai, 12 et 26 juin 2010. * massage détente pratiqué par les parents eux-mêmes
Renseignements et inscription préalable obligatoire 
nouveaux livres pour cette rentrée 2008
- par Carolle HUBER
le 29/10/2008 @ 18:24
Pour cette rentrée scolaire nous avons de nouveaux livres à vous présenter :
"Intimes naissances : choisir d'accoucher à la maison""Mettre au monde" et
"Papa débutant : le guide que tout les jeunes pères attendaient"file/collage1.jpgBonne lecture à vous... .../...
Pour cette rentrée scolaire nous avons de nouveaux livres à vous présenter :
"Intimes naissances : choisir d'accoucher à la maison""Mettre au monde" et
"Papa débutant : le guide que tout les jeunes pères attendaient"file/collage1.jpgBonne lecture à vous...
Thèmes pour la saison 2008 / 2009
- par Carolle HUBER
le 27/06/2008 @ 11:34
| Une femme, une sage-femme : pour un suivi global de la maternité | samedi 20 septembre 2008 | Elisabeth Vix et Brigitte Kern, sages-femmes | | Le yoga comme préparation à la naissance | samedi 18 octobre 2008 | Marie Quantin professeur de yoga | | La naissance, y réfléchir pour bien la préparer : le projet de naissance | samedi 22 novembre 2008 | HBN | | Alternatives à la péridurale | samedi 13 décembre 2008 | Nadine Knézovic sage-femme | | Le cheminement de parent face au deuil périnatal | samedi 17 janvier 2009 | Dominique Merg sage-femme consultante en psychologie périnatale | | Haptonomie, science de l'affectivité | samedi 21 février 2009 | Liliane Bender sage-femme | | Bien-être : différentes positions pour bien naître | samedi 21 mars 2009 | Nathalie Woehrel et Géraldine Dreher sages-femmes | | La place du père vue par les pères | samedi 18 avril 2009 | HBN | | La psychogénéalogie | samedi 16 mai 2009 | Isabelle Schlewer psychothérapeute | | Maternage, allaitement et portage | samedi 20 juin 2009 | Carine Michel animatrice de la LLL | | Journée conviviale de partage | dimanche 28 juin 2009 |
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| Une femme, une sage-femme : pour un suivi global de la maternité | samedi 20 septembre 2008 | Elisabeth Vix et Brigitte Kern, sages-femmes | | Le yoga comme préparation à la naissance | samedi 18 octobre 2008 | Marie Quantin professeur de yoga | | La naissance, y réfléchir pour bien la préparer : le projet de naissance | samedi 22 novembre 2008 | HBN | | Alternatives à la péridurale | samedi 13 décembre 2008 | Nadine Knézovic sage-femme | | Le cheminement de parent face au deuil périnatal | samedi 17 janvier 2009 | Dominique Merg sage-femme consultante en psychologie périnatale | | Haptonomie, science de l'affectivité | samedi 21 février 2009 | Liliane Bender sage-femme | | Bien-être : différentes positions pour bien naître | samedi 21 mars 2009 | Nathalie Woehrel et Géraldine Dreher sages-femmes | | La place du père vue par les pères | samedi 18 avril 2009 | HBN | | La psychogénéalogie | samedi 16 mai 2009 | Isabelle Schlewer psychothérapeute | | Maternage, allaitement et portage | samedi 20 juin 2009 | Carine Michel animatrice de la LLL | | Journée conviviale de partage | dimanche 28 juin 2009 |
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Les soins liés à un accouchement normal
- par Carolle HUBER
le 19/06/2008 @ 10:34
Guide d'un groupe de travail technique OMS 1985 cliquez ici pour le guide Les nombreux débats qui ont eu lieu et toutes les recherches effectuées depuis de nombreuses années n'ont pas permis de dégager un concept uniformisé ou universel de la "normalité" en matière de travail et d'accouchement. Ces dernières décennies ont vu se développer toute une gamme de pratiques visant à déclencher, intensifier, accélérer, régler ou surveiller le processus physiologique du travail, le but étant d'améliorer l'issue pour la mère et le nouveau-né, et parfois de rationaliser les schémas de travail dans les services où se déroulent les accouchements. Dans les pays industrialisés où cette activité s'est généralisée, la valeur et l'opportunité d'interventions de ce niveau sont de plus en plus remises en question. En même temps, les pays en développement cherchent à rendre accessibles à toutes les femmes des accouchements sûrs et à un prix abordable. L'adoption irréfléchie de toute une gamme d'interventions inutiles, inopportunes, inappropriées et/ou superflues, trop souvent insuffisamment évaluées, est un risque que prennent nombre de ceux qui essaient d'améliorer les services de maternité. Après avoir adopté une définition de travail d'une "naissance normale", le présent rapport recense les pratiques les plus courantes utilisées pendant toute la durée du travail et tente de fixer certaines normes de bonne pratique pour la conduite d'un travail et d'un accouchement exempts de complications.
Le rapport traite des soins liés à un accouchement normal quels que soient le cadre et le niveau des soins. Ses recommandations sur les interventions qui servent ou devraient servir à soutenir le processus d'une naissance normale ne sont spécifiques à aucun pays ni à aucune région. Il existe des différences énormes dans le monde en ce qui concerne le lieu où les soins sont dispensés et le niveau des soins, la complexité des services disponibles et le statut du dispensateur de soins pour un accouchement normal. Le présent vise simplement à examiner les arguments pour ou contre certaines des pratiques les plus courantes et à formuler des recommandations, sur la base des preuves disponibles les plus fiables, concernant leur place dans les soins pour un accouchement normal. En 1985, une réunion à laquelle participaient la Région européenne de l'Organisation mondiale de la Santé, le Bureau régional des Amériques et l'Organisation panaméricaine de Santé à Fortaleza, Brésil, a formulé un certain nombre de recommandations basées sur une gamme analogue de pratiques (OMS 1985). Malgré cela et en dépit de l'utilisation rapidement croissante d'une médecine scientifique, nombre de ces pratiques restent couramment utilisées, sans qu'il soit dûment tenu compte de leur valeur pour les femmes et leurs nouveau-nés. C'est la première fois que des experts en matière d'accouchement représentant toutes les Régions de l'OMS ont la possibilité de préciser, à la lumière des connaissances actuelles, ce qu'ils considèrent être la place de ces pratiques dans les soins liés aux accouchements normaux.
Bonne lecture !
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Guide d'un groupe de travail technique OMS 1985 cliquez ici pour le guide Les nombreux débats qui ont eu lieu et toutes les recherches effectuées depuis de nombreuses années n'ont pas permis de dégager un concept uniformisé ou universel de la "normalité" en matière de travail et d'accouchement. Ces dernières décennies ont vu se développer toute une gamme de pratiques visant à déclencher, intensifier, accélérer, régler ou surveiller le processus physiologique du travail, le but étant d'améliorer l'issue pour la mère et le nouveau-né, et parfois de rationaliser les schémas de travail dans les services où se déroulent les accouchements. Dans les pays industrialisés où cette activité s'est généralisée, la valeur et l'opportunité d'interventions de ce niveau sont de plus en plus remises en question. En même temps, les pays en développement cherchent à rendre accessibles à toutes les femmes des accouchements sûrs et à un prix abordable. L'adoption irréfléchie de toute une gamme d'interventions inutiles, inopportunes, inappropriées et/ou superflues, trop souvent insuffisamment évaluées, est un risque que prennent nombre de ceux qui essaient d'améliorer les services de maternité. Après avoir adopté une définition de travail d'une "naissance normale", le présent rapport recense les pratiques les plus courantes utilisées pendant toute la durée du travail et tente de fixer certaines normes de bonne pratique pour la conduite d'un travail et d'un accouchement exempts de complications.
Le rapport traite des soins liés à un accouchement normal quels que soient le cadre et le niveau des soins. Ses recommandations sur les interventions qui servent ou devraient servir à soutenir le processus d'une naissance normale ne sont spécifiques à aucun pays ni à aucune région. Il existe des différences énormes dans le monde en ce qui concerne le lieu où les soins sont dispensés et le niveau des soins, la complexité des services disponibles et le statut du dispensateur de soins pour un accouchement normal. Le présent vise simplement à examiner les arguments pour ou contre certaines des pratiques les plus courantes et à formuler des recommandations, sur la base des preuves disponibles les plus fiables, concernant leur place dans les soins pour un accouchement normal. En 1985, une réunion à laquelle participaient la Région européenne de l'Organisation mondiale de la Santé, le Bureau régional des Amériques et l'Organisation panaméricaine de Santé à Fortaleza, Brésil, a formulé un certain nombre de recommandations basées sur une gamme analogue de pratiques (OMS 1985). Malgré cela et en dépit de l'utilisation rapidement croissante d'une médecine scientifique, nombre de ces pratiques restent couramment utilisées, sans qu'il soit dûment tenu compte de leur valeur pour les femmes et leurs nouveau-nés. C'est la première fois que des experts en matière d'accouchement représentant toutes les Régions de l'OMS ont la possibilité de préciser, à la lumière des connaissances actuelles, ce qu'ils considèrent être la place de ces pratiques dans les soins liés aux accouchements normaux.
Bonne lecture !

« Histoire de Mains »
«Parce que le toucher donne du sens à la vie » L’atelier massage bébé « Histoire de Mains » est la continuité de notre réflexion autour du bien être des parents et de leur enfant. Très vite en réfléchissant à la mise en place de ces ateliers, ma devise a été « Parce que le toucher donne du sens à la vie ». Oui, le toucher a du sens. En 1991, alors que je vivais à Toulouse, membre de deux associations autour de la naissance et la petite enfance, j’ai suivi une formation de massages pour bébés, auprès de l’association « Santé et Communication ». J’ai pu y co-animer des ateliers avec Mme Nicole Ferry, médecin et formatrice. L'objectif principal était d’apporter du bien être à l’enfant et de permettre la mise en place harmonieuse de la relation mère-enfant. De retour en Alsace, j’ai créé, à mon tour, des ateliers en janvier 2005 à Illkirch. Deux objectifs m’animaient : apprendre aux parents à masser leur enfant et les sensibiliser à l’importance du toucher dans leurs gestes du quotidien. Dans ma pratique professionnelle d'éducatrice de jeunes enfants, je suis interpellée par le manque de respect d'autrui, présent inconsciemment dans certains gestes des adultes envers les enfants. Prenons l’exemple de moucher un enfant. L'adulte voit le nez qui coule et prend l'initiative, en venant derrière lui, de lui pincer le nez pour l’essuyer, et même lui secouer la tête. L'adulte n’a pas exprimé son intention ; il est venu par l'arrière et par surprise, sans un mot. Il s'agit là d'une violence faite à l'enfant qui peut le déstabiliser psychologiquement, lui qui était à ce moment là pris dans un jeu et n'a pas été respecté. C'est la répétition au quotidien de toutes ces violences faites à l'enfant qui pourrait le mettre dans une position de défensive constante ou alors de grande passivité. Il m’est apparu comme une évidence et une nécessité de tenter de sensibiliser les parents à l’importance de leurs gestes et de l’attention qu’ils devraient porter à leur enfant dans les soins quotidiens. Comment se déroulent les séances ? Pour démarrer, nous faisons un petit tour de « serviette » pour savoir comment a réagi l'enfant à l'issue de la dernière séance, s'il a été massé durant les deux semaines d'interruption, ce qui s'est passé pour lui ainsi que pour les parents masseurs. Les séances durent environ une heure et demie. Puis, je propose une expérience corporelle pour les adultes, en couple ou individuellement afin qu’ils puissent prendre conscience de l'intensité du toucher, des pressions, des frictions, des effleurements, de pouvoir lâcher prise de leur semaine, de déposer leurs soucis, leur fatigue. Cela leur permet de recevoir pour pouvoir encore mieux donner. Durant cet exercice, les enfants au sol balbutient entre eux, observent... Lors de chaque séance, nous abordons une partie du corps du bébé : le thorax et les bras, les jambes et le dos, le ventre, les quatre membres, le visage. Sans oublier à chaque fin de séance, l'intégration de tout le corps, pour sécuriser et assurer la prise de conscience du schéma corporel. Le tout est accompagné de la douceur des mots du cœur et d'un baiser pour grandir ! J'ai pour habitude de dire aux parents que ces massages dans cet espace, qui est le leur « ici et maintenant », leur permettront de prodiguer à leur tour des massages qui seront bons pour leurs enfants, car ils seront faits avec attention, dans la douceur et le respect. Leurs mains sauront trouver le bon geste, la lenteur, la pression idéale. La main devient le prolongement de leur cœur, porteuse d'amour. Au début, les parents ont bien souvent tout simplement besoin d'être autorisés à toucher leur enfant, de se libérer de la peur; peur de lui faire mal, peur de poser la main entière sur ce petit corps, peur de malaxer et d’étirer. Ils ne savent pas quels gestes faire, comment installer l'enfant... Peu à peu, ils prennent confiance en eux, en leurs capacités de parents et sont en mesure de construire une relation de confiance avec leur enfant. La relation à l’autre se fera dans le respect, ce qui suppose que nous nous respections nous-mêmes. Pourquoi masser un bébé ? Les raisons sont nombreuses. La première est de lui apporter la sécurité affective de base dont chaque humain a besoin pour grandir de façon harmonieuse. Il ne faut pas oublier que durant 9 mois, dans le giron de sa maman, il a été touché, entouré, stimulé, et que la naissance, cette séparation, lui occasionne une perte sensorielle, une sensation de vide autour de lui. Tout le monde sait que, dès que l’enfant est porté, il s’apaise. Hélas, nous vivons dans une culture occidentale où, d’une part, le toucher est encore un sujet tabou et où, d’autre part, nous sommes élevés dans la croyance que porter son enfant va nous rendre esclave et l’enfant tyrannique. Pourtant, comme l’a écrit le Docteur Frédérick Leboyer*, dans son magnifique livre « Shantala », publié en 1976, « Les bébés ont besoin de lait, mais encore plus d'être aimés et de recevoir des caresses ». N'ayons pas peur de les masser, écoutons notre désir de les porter, de les rassurer dans nos bras qui les entourent, tout contre notre cœur qui bat. Touchons leur dos pour les rassurer, leur prouver qu'ils existent et que nous sommes là pour les soutenir. Ayant pris l'habitude de les masser, nos gestes sont davantage enveloppants, rassurants, presque instinctifs. Le massage se situe sur un versant physique et psychique. Il intervient dans la construction du Moi peau et dans la perception du sentiment d’identité du bébé. La peau, qui est un organe essentiel pour l’homme est en effet un capteur. La surface corporelle totalise environ cinq millions de cellules sensorielles. Lorsque les mains touchent et massent, des messages sont envoyés vers la moelle épinière. L’influx nerveux monte jusqu’au cortex somatosensoriel. Après avoir traversé le thalamus, qui est le centre de tri des sensations, les informations vont vers l’hypothalamus qui sécrète des hormones, des endorphines contre la douleur notamment, et puis aussi l’ocytocine, hormone de l’amour comme l’a nommée le Dr Michel Odent. Le massage permet de nommer les différentes parties du corps ; l'enfant prend conscience, peu à peu, de ces dernières et peut ainsi construire son schéma corporel, celui-ci étant défini comme la représentation que chaque individu se fait de son corps, lui permettant de se situer dans l'espace. Mais le massage n'est pas seulement tactile, il permet également la mise en mots des sentiments et des émotions. Le toucher passe aussi par l’échange de regard et de l'intensité de celui-ci. Il y a une reconnaissance mutuelle, ce que John Bowlby, psychanalyste, a appelé « la base de l'attachement ». L'enfant regarde sa mère, il se sent reconnu comme tel par elle, et réciproquement. Les bébés qui ont eu la chance d'être massés ont plus de chances, devenus adultes, d’être respectueux d'autrui. Nous avons donc de bonnes raisons de transmettre ces valeurs de respect, d'écoute des besoins des autres et des siens, ainsi que de l'amour. Le massage demande d’être disponible, de prendre du temps, d'avoir envie de partager... et nécessite de la lenteur : être disposé à donner à l’autre pour le toucher, lui demander son autorisation, lui signifier nos intentions de le dévêtir ou de le poser au sol. Lors du massage du tout jeune enfant, il ne faut jamais retirer notre main subitement sous peine de morcellement psychique. En effet, la pression de notre main le sécurise, il est en contact et le lâcher subitement provoque un effroi en lui. En ce qui concerne les pères, le massage leur permet de prendre leur place auprès de l’enfant : la relation à trois s’installe plus naturellement, libérant de l’espace dans la relation fusionnelle mère enfant. Une autre dynamique de ces ateliers est de pouvoir permettre à de jeunes parents de se rencontrer, de pouvoir échanger autour de leur problématique du moment : la tétée, la durée de la sieste, le portage en écharpe, l'introduction de l'alimentation variée, les couches lavables, le pédiatre, les vaccinations... et tant d'autres préoccupations. Je peux témoigner de cette dynamique de groupe : elle est essentielle car les paroles échangées permettent aux parents de se rassurer, d'avoir confiance en eux et de se créer un réseau d'amis. Tout ce que gagnent les parents comme confiance en eux, aura une influence sur leurs comportements avec leurs enfants. Article écrit pour le magazine le Furet n°52 « Un corps pour grandir » par Carolle Huber, animatrice de l'atelier « Histoire de Mains » et présidente de l'association Histoire de Bien Naître .../...
« Histoire de Mains »
«Parce que le toucher donne du sens à la vie » L’atelier massage bébé « Histoire de Mains » est la continuité de notre réflexion autour du bien être des parents et de leur enfant. Très vite en réfléchissant à la mise en place de ces ateliers, ma devise a été « Parce que le toucher donne du sens à la vie ». Oui, le toucher a du sens. En 1991, alors que je vivais à Toulouse, membre de deux associations autour de la naissance et la petite enfance, j’ai suivi une formation de massages pour bébés, auprès de l’association « Santé et Communication ». J’ai pu y co-animer des ateliers avec Mme Nicole Ferry, médecin et formatrice. L'objectif principal était d’apporter du bien être à l’enfant et de permettre la mise en place harmonieuse de la relation mère-enfant. De retour en Alsace, j’ai créé, à mon tour, des ateliers en janvier 2005 à Illkirch. Deux objectifs m’animaient : apprendre aux parents à masser leur enfant et les sensibiliser à l’importance du toucher dans leurs gestes du quotidien. Dans ma pratique professionnelle d'éducatrice de jeunes enfants, je suis interpellée par le manque de respect d'autrui, présent inconsciemment dans certains gestes des adultes envers les enfants. Prenons l’exemple de moucher un enfant. L'adulte voit le nez qui coule et prend l'initiative, en venant derrière lui, de lui pincer le nez pour l’essuyer, et même lui secouer la tête. L'adulte n’a pas exprimé son intention ; il est venu par l'arrière et par surprise, sans un mot. Il s'agit là d'une violence faite à l'enfant qui peut le déstabiliser psychologiquement, lui qui était à ce moment là pris dans un jeu et n'a pas été respecté. C'est la répétition au quotidien de toutes ces violences faites à l'enfant qui pourrait le mettre dans une position de défensive constante ou alors de grande passivité. Il m’est apparu comme une évidence et une nécessité de tenter de sensibiliser les parents à l’importance de leurs gestes et de l’attention qu’ils devraient porter à leur enfant dans les soins quotidiens. Comment se déroulent les séances ? Pour démarrer, nous faisons un petit tour de « serviette » pour savoir comment a réagi l'enfant à l'issue de la dernière séance, s'il a été massé durant les deux semaines d'interruption, ce qui s'est passé pour lui ainsi que pour les parents masseurs. Les séances durent environ une heure et demie. Puis, je propose une expérience corporelle pour les adultes, en couple ou individuellement afin qu’ils puissent prendre conscience de l'intensité du toucher, des pressions, des frictions, des effleurements, de pouvoir lâcher prise de leur semaine, de déposer leurs soucis, leur fatigue. Cela leur permet de recevoir pour pouvoir encore mieux donner. Durant cet exercice, les enfants au sol balbutient entre eux, observent... Lors de chaque séance, nous abordons une partie du corps du bébé : le thorax et les bras, les jambes et le dos, le ventre, les quatre membres, le visage. Sans oublier à chaque fin de séance, l'intégration de tout le corps, pour sécuriser et assurer la prise de conscience du schéma corporel. Le tout est accompagné de la douceur des mots du cœur et d'un baiser pour grandir ! J'ai pour habitude de dire aux parents que ces massages dans cet espace, qui est le leur « ici et maintenant », leur permettront de prodiguer à leur tour des massages qui seront bons pour leurs enfants, car ils seront faits avec attention, dans la douceur et le respect. Leurs mains sauront trouver le bon geste, la lenteur, la pression idéale. La main devient le prolongement de leur cœur, porteuse d'amour. Au début, les parents ont bien souvent tout simplement besoin d'être autorisés à toucher leur enfant, de se libérer de la peur; peur de lui faire mal, peur de poser la main entière sur ce petit corps, peur de malaxer et d’étirer. Ils ne savent pas quels gestes faire, comment installer l'enfant... Peu à peu, ils prennent confiance en eux, en leurs capacités de parents et sont en mesure de construire une relation de confiance avec leur enfant. La relation à l’autre se fera dans le respect, ce qui suppose que nous nous respections nous-mêmes. Pourquoi masser un bébé ? Les raisons sont nombreuses. La première est de lui apporter la sécurité affective de base dont chaque humain a besoin pour grandir de façon harmonieuse. Il ne faut pas oublier que durant 9 mois, dans le giron de sa maman, il a été touché, entouré, stimulé, et que la naissance, cette séparation, lui occasionne une perte sensorielle, une sensation de vide autour de lui. Tout le monde sait que, dès que l’enfant est porté, il s’apaise. Hélas, nous vivons dans une culture occidentale où, d’une part, le toucher est encore un sujet tabou et où, d’autre part, nous sommes élevés dans la croyance que porter son enfant va nous rendre esclave et l’enfant tyrannique. Pourtant, comme l’a écrit le Docteur Frédérick Leboyer*, dans son magnifique livre « Shantala », publié en 1976, « Les bébés ont besoin de lait, mais encore plus d'être aimés et de recevoir des caresses ». N'ayons pas peur de les masser, écoutons notre désir de les porter, de les rassurer dans nos bras qui les entourent, tout contre notre cœur qui bat. Touchons leur dos pour les rassurer, leur prouver qu'ils existent et que nous sommes là pour les soutenir. Ayant pris l'habitude de les masser, nos gestes sont davantage enveloppants, rassurants, presque instinctifs. Le massage se situe sur un versant physique et psychique. Il intervient dans la construction du Moi peau et dans la perception du sentiment d’identité du bébé. La peau, qui est un organe essentiel pour l’homme est en effet un capteur. La surface corporelle totalise environ cinq millions de cellules sensorielles. Lorsque les mains touchent et massent, des messages sont envoyés vers la moelle épinière. L’influx nerveux monte jusqu’au cortex somatosensoriel. Après avoir traversé le thalamus, qui est le centre de tri des sensations, les informations vont vers l’hypothalamus qui sécrète des hormones, des endorphines contre la douleur notamment, et puis aussi l’ocytocine, hormone de l’amour comme l’a nommée le Dr Michel Odent. Le massage permet de nommer les différentes parties du corps ; l'enfant prend conscience, peu à peu, de ces dernières et peut ainsi construire son schéma corporel, celui-ci étant défini comme la représentation que chaque individu se fait de son corps, lui permettant de se situer dans l'espace. Mais le massage n'est pas seulement tactile, il permet également la mise en mots des sentiments et des émotions. Le toucher passe aussi par l’échange de regard et de l'intensité de celui-ci. Il y a une reconnaissance mutuelle, ce que John Bowlby, psychanalyste, a appelé « la base de l'attachement ». L'enfant regarde sa mère, il se sent reconnu comme tel par elle, et réciproquement. Les bébés qui ont eu la chance d'être massés ont plus de chances, devenus adultes, d’être respectueux d'autrui. Nous avons donc de bonnes raisons de transmettre ces valeurs de respect, d'écoute des besoins des autres et des siens, ainsi que de l'amour. Le massage demande d’être disponible, de prendre du temps, d'avoir envie de partager... et nécessite de la lenteur : être disposé à donner à l’autre pour le toucher, lui demander son autorisation, lui signifier nos intentions de le dévêtir ou de le poser au sol. Lors du massage du tout jeune enfant, il ne faut jamais retirer notre main subitement sous peine de morcellement psychique. En effet, la pression de notre main le sécurise, il est en contact et le lâcher subitement provoque un effroi en lui. En ce qui concerne les pères, le massage leur permet de prendre leur place auprès de l’enfant : la relation à trois s’installe plus naturellement, libérant de l’espace dans la relation fusionnelle mère enfant. Une autre dynamique de ces ateliers est de pouvoir permettre à de jeunes parents de se rencontrer, de pouvoir échanger autour de leur problématique du moment : la tétée, la durée de la sieste, le portage en écharpe, l'introduction de l'alimentation variée, les couches lavables, le pédiatre, les vaccinations... et tant d'autres préoccupations. Je peux témoigner de cette dynamique de groupe : elle est essentielle car les paroles échangées permettent aux parents de se rassurer, d'avoir confiance en eux et de se créer un réseau d'amis. Tout ce que gagnent les parents comme confiance en eux, aura une influence sur leurs comportements avec leurs enfants. Article écrit pour le magazine le Furet n°52 « Un corps pour grandir » par Carolle Huber, animatrice de l'atelier « Histoire de Mains » et présidente de l'association Histoire de Bien Naître 
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